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Interview Expat : Fabrice médecin à Tahiti – Polynésie française

Interview Expat : Fabrice médecin à Tahiti - Polynésie française

Paysage marin Tahitien avec Fabrice, expatrié français.
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Quitter la métropole pour s’expatrier à Tahiti, c’est un doux rêve pour beaucoup de français.

Besoin radical de changer de vie, envie de découvrir une autre culture, ou bien de relever de nouveaux défis ? Les raisons de tenter l’expérience de l’expatriation sont multiples. Il y a trois ans, Fabrice n’a pas hésité à saisir l’opportunité professionnelle qui se présentait à lui, et à s’envoler vers l’île la plus célèbre de Polynésie française. Aujourd’hui il l’assure, “s’expatrier en famille dans un endroit comme Tahiti est une chance unique qu’il ne faut pas rater !”. Découvrez vite ce magnifique nouveau témoignage, riche et passionnant.

// PRESENTATION

  • Prénom : Fabrice
  • Age : 48 ans
  • Situation familiale : Marié, 3 enfants
  • Profession : Médecin
  • Pays et Ville d’origine : France > Paris
  • Pays et ville d’accueil : Polynésie française > Tahiti
  • Nombre d’années en expatriation : 3 ans pour cette destination

// AVANT VOTRE EXPATRIATION

Portrait de Fabrice, expatrié français à TahitiFabrice, qu’est-ce qui vous a amené à vous expatrier à Tahiti ?

Avec ma femme nous avons toujours beaucoup voyagé. Nous avions même fait une pose pendant nos études pour partir six mois à Madagascar. La naissance de nos enfants a remis rapidement en cause nos voyages sac à dos et nous avons trouvé la solution de l’expatriation pour continuer à découvrir le monde. Nous sommes alors partis un an à Ho Chi Minh ville au Vietnam puis un an en Guadeloupe avant de revenir bien sagement en France et y rester dix ans. Achat d’une maison, travail, enfants, école, vacances. Mais toujours dans le coin de la tête l’envie de tenter à nouveau l’aventure de l’expatriation.

Et puis un jour, en mars 2016, en rentrant de Bretagne à la fin des vacances de Pâques, je consulte le site internet de ma spécialité médicale. Le service de Médecine Interne du Centre Hospitalier de Polynésie française recherchait un médecin. Nous ne connaissions pratiquement rien de la Polynésie française. Nous avions bien envisagé, un voyage mais le prix des billets d’avions avait vite refroidi notre enthousiasme. C’était vraiment l’occasion à ne pas manquer. Et puis notre fille rentrait en seconde et c’était le dernier moment pour partir en famille avant d’être obligé de rester en France pour ses études supérieures.

Nous avons envoyé nos CV (nous avons la même spécialité) et nous avons reçu tous les deux une réponse favorable. Après mures réflexions nous avons décidé que je prendrais le poste et cinq mois plus tard nous débarquions à Tahiti !

Comment avez-vous préparé votre déménagement pour cette destination au beau milieu de l’océan Pacifique, si isolée du reste du monde ?

« Préparé » est un peu exagéré comme expression puisque nous avons tout fait dans l’urgence. Mais cela n’a pas été si compliqué finalement. En moins de quatre mois nous avons vendu, ou plutôt bradé, pratiquement tout. Nous avons trouvé un acquéreur pour notre voiture juste quelques jours avant de décoller. Ce que nous avons emporté ne représentait que 13 m3 en comptant notre piano. C’est l’entreprise AGS qui s’est chargée du déménagement entre Paris et Papeete. La facture s’est élevée à 6000 euros pris en charge pour moitié par l’hôpital. Nous avons été globalement satisfaits de la prestation même si le délai d’acheminement d’environ deux mois et demi était un peu supérieur à ce qui avait été annoncé.

Photo de l'aéroport de Bora Bora en Polynésie française
Aéroport de Bora Bora

Quitter la France, votre famille, vos amis, votre quotidien, est-ce que cela n’a pas été trop compliqué à gérer ?

Chaque membre de notre famille a eu un ressenti un peu différent à ce sujet. En ce qui me concerne, je n’ai pas eu trop de difficulté à quitter la France. La vie en région parisienne surpeuplée avec son stress, ses embouteillages et ses habitants pas toujours très gentils ne me manque pas du tout. Ma femme est enchantée de ne plus prendre le RER B tous les jours, mais l’éloignement de sa famille et des amis est un parfois difficile. C’est pour cela qu’elle rentre en France un peu plus fréquemment. Nos enfants, quant à eux, ne voulaient pas abandonner leurs amis et leur quotidien et maintenant ils n’envisagent plus de quitter la Polynésie.

// VOTRE EXPATRIATION ET INTEGRATION

Jeune tahitienne souriante avec fleurs dans les cheveuxVous souvenez-vous de ce qui est le plus surprenant quand on débarque à Tahiti la première fois ?

Le plus remarquable lorsqu’on arrive de France est la bienveillance des Polynésiens et surtout la simplicité des rapports humains. En Polynésie, il n’est pas inhabituel de saluer le gens qu’on croise dans la rue même sans les connaitre. Un petit sourire, un hochement de tête. Et puis il y a le tutoiement qui gomme naturellement les distances. Mais tutoyer ne signifie pas pour autant manquer de respect. Les élèves s’adressent à leur professeur en disant « Monsieur, tu… ». Je tutoie mes patients qui font de même avec moi. Il m’arrive même de leur faire la bise pour leur dire au revoir à la fin de la consultation ! Tout est plus simple ici. Et c’est bien ces rapports chaleureux qui conduisent bon nombre d’expatriés à ne jamais repartir.

Est-il facile de trouver un logement quand on s’installe avec une famille ?

A notre arrivée en août, l’hôpital nous a prêté un appartement. Nous avons donc eu le temps de chercher et de trouver, à Papeete, une belle maison située en hauteur avec vue sur l’océan et Moorea. Et pourtant ce n’était pas le meilleur période. Il y a en effet plus de logements disponibles en fin d’année scolaire, au moment ou beaucoup d’expatriés quittent la Polynésie. Finalement, tout le monde trouve à se loger mais il faut savoir que les prix des loyers sont très élevés.

Votre intégration a-t-elle été rapide et vous êtes-vous facilement adapté à votre nouvelle vie ?

L’adaptation a été assez facile. La langue officielle est le Français et elle est parlée partout. Les administrations fonctionnent (c’est un bien grand mot !) en gros comme en France, tout comme l’hôpital où nous travaillons ou le système scolaire. Il faut s’habituer à payer en Franc Pacifique (1 euro = 119,33 Fr), mais ça vient vite. On s’adapte aussi très bien au climat, au soleil, aux voyages dans les îles à la douceur de vivre !

Paysage aérien de Mooréa en Polynésie française

Avez-vous des amis locaux et/ou expatriés ? Quels sont vos conseils pour se lier d’amitié avec les tahitiens ?

C’est clairement un point un peu compliqué. Nous avons rencontré beaucoup d’expatriés avec qui nous avons tissé des liens. Pour la plupart, ils sont déjà repartis. Et c’est bien ça le problème. Les gens ne restent souvent que quelques années. C’est sans doute, au moins en partie, pour cette raison qu’il est difficile de créer des liens avec les expatriés de longue date qui ne font plus beaucoup d’efforts pour intégrer les nouveaux venus dans leur cercle d’amis. Avec les Polynésiens, c’est encore moins simple. Même si les relations sont chaleureuses au travail ou dans la vie quotidienne, Il y a clairement une barrière culturelle et un mode de vie qui ne facilite pas l’intimité. De notre coté, nous n’avons pas non plus fait les premiers pas. Il faudrait plus s’impliquer dans la culture locale, comme s’inscrire dans une école de danse tahitienne ou un groupe de musique. Des amis à nous (partis, eux aussi !) avaient réussi à bien connaître leurs voisins en participant à la vie de leur paroisse.

De manière générale, comment sont perçus nos compatriotes, les popa’à, qui arrivent de métropole ?

C’est une question difficile. Je ne suis pas en Polynésie depuis assez longtemps pour avoir un avis précis et très argumenté. Je pense que globalement et dans la vie de tous les jours, les popa’a sont bien perçus. Comme je le disais, les rapports avec les gens sont chaleureux. Même si le racisme existe, il n’est pas directement verbalisé. En tout cas, je n’en ai jamais été victime (ni ma famille). Cependant la France reste le pays colonisateur même si la Polynésie française a une certaine autonomie. Et puis il existe un légitime ressentiment à propos des essais nucléaires.

Concernant le marché de l’emploi, trouver un job en Polynésie quand on suit son conjoint, est-ce facile ?

Non, ce n’est en général pas facile. Il n’y a pas beaucoup d’emplois disponibles et à qualification égale, les Polynésiens sont prioritaires (ce qui est normal). Il vaut mieux avoir des diplômes recherchés pour ne pas être en concurrence. Mais, comme l’ont découvert certains de nos amis, être diplômé de Science Po ou avoir un Master de biologie ne sert pas à grand-chose pour trouver un boulot à Tahiti. Pour le conjoint qui n’a pas de poste, c’est donc parfois un peu difficile. Ma femme ne travaille qu’à tiers temps et même si elle fait du piano et du théâtre, elle reste pour l’instant insatisfaite sur le plan professionnel.

// VOTRE QUOTIDIEN D’EXPATRIE

Marché tahitien en Polynésie françaiseAvez-vous conservé vos habitudes alimentaires et quelles sont vos spécialités tahitiennes préférées ?

Nous adorons le poisson cru préparé sous toutes ses formes : sashimi, poisson cru au lait de coco, tartare, etc. Mais aussi le poulet fafa ou le poisson à la vanille (de Tahaa). Nous avons aussi découvert le uru , le fruit de l’arbre à pain, très bon en purée ou en frittes.
Nous avons globalement gardé nos habitudes alimentaires et nous faisons nos courses à Carrefour ! On trouve à peu près la même chose qu’en France. On consomme ce qui est produit ou fabriqué sur place comme les fruits et légumes, les jus, les yogourts ou la confiture. On mange moins de fromage ou de charcuterie. Mais il y a quand même toujours du beurre salé sur la table ! Et puis on essaie de limiter notre consommation de plastique qui finit trop souvent dans l’océan. Et à Tahiti, l’océan, c’est très important. Alors on va régulièrement à « l’Epicerie Tahiti », le magasin de vente en vrac que vient d’ouvrir notre copine Caroline, ancienne infirmière du service.

Le coût de la vie est-il élevé ou bien similaire à celui de la région parisienne ?

Tout est hors de prix en Polynésie française et le coût de la vie est bien supérieur à celui de la région parisienne. Il n’y a que le permis bateau qui est moins cher ! Une étude en 2017 classait la Polynésie française en troisième position des pays les plus chers après la Suisse et la Suède. Par rapport à la métropole, les prix sont supérieurs de 40%. L’augmentation du coût de la vie serait même de plus de 50% pour un expatrié avec un loyer et qui voyage dans les îles. Il faut donc un salaire assez conséquent pour pouvoir explorer les beautés de la Polynésie française.

“Il faut marcher dans l’eau avec des sandales et ne pas toucher les coquillages”

Vous êtes médecin, quels sont les principaux problèmes de santé que l’on rencontre en Polynésie ?

La Polynésie française est située en zone tropicale où sévissent des maladies infectieuses comme la dengue, transmise par les moustiques, ou la leptospirose qu’on peut contracter en se baignant dans les rivières ou en marchant pieds nus dans la boue. Il n’y a pas d’animaux terrestres dangereux. Le cent-pieds ou scolopendre peut cependant infliger une piqûre très douloureuse. Les dangers viennent surtout de la mer avec le poisson pierre et les cônes (coquillages) très venimeux et potentiellement mortels. Il faut marcher dans l’eau avec des sandales et ne pas toucher les coquillages. Dans cette liste ne figurent pas les requins pourtant omniprésents et qui ne tuent personne en Polynésie française.

Mais en fait, le plus grand problème de santé publique est l’obésité et ses conséquences sur la santé comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’insuffisance rénale. En Polynésie française, 70% des habitants sont en surpoids et 40% sont obèses. L’obésité concerne aussi 30% des enfants ! C’est une vraie catastrophe sanitaire et les réponses des autorités pour éduquer les populations et diminuer la malbouffe restent très insuffisantes. Dans l’enceinte de l’école de mes enfants, il y a un snack qui vend à la récréation des Paninis au Nutella à 100 fr soit 0,8 euros ! Ce n’est pas gagné !

Quelle différence majeure avez-vous noté entre les écoles en Métropole et celles à Tahiti ?

Il n’y a pas de différence majeure que ce soit en ce qui concerne le niveau d’enseignement ou bien l’organisation. Les programmes sont les mêmes, tout comme les examens et les diplômes. Les vacances scolaires ne sont pas réparties de la même manière. L’année scolaire débute vers le 10 aout, finit début juillet et les vacances de Noël durent un mois. Pour les études supérieures, toutes les formations ne sont pas disponibles et les étudiants doivent souvent partir en France.

Paysage tahitien avec palmiers, sable blanc et ciel bleu

Le mot ou l’expression typique de Tahiti que vous utilisez le plus souvent ?

Iaorana qui signifie bonjour, mais aussi Mauruuru pour merci et nana pour au revoir. Et quelques autres, mais mon niveau en Tahitien est nul. J’allais oublier un des mots favoris de mes enfants adolescents : fiu qui signifie fatigué, las. Je suis fiu : j’en ai assez. Par exemple : « Taote (docteur),  je suis fiu des médicaments ». En Polynésie les patients prennent souvent très mal leurs traitements !

Quels sont selon vous les incontournables de Tahiti quand on décide de s’y rendre pour des vacances ? Un spot préféré ?

Il y a tout d’abord, Tahiti qui, même si elle est différente des images de cartes postales, vaut vraiment le coût d’être visitée. A quarante minutes de ferry, Il y a la magnifique Moorea. Et puis l’incontournable Bora-Bora mondialement célèbre pour son lagon, et les atolls de l’archipel des Tuamotu comme Fakarava ou Rangiroa. Toutes ces îles sont splendides et leurs habitants réellement accueillants et c’est bien ça qui fait toute la beauté de la Polynésie française. Mais il y a aussi d’autres îles à ne pas manquer même si elles sont un peu plus éloignées ou qu’il faut prévoir un deuxième voyage : les îles Marquises sauvages, riches de légendes et d’histoire. D’ailleurs Jaques Brel et avant lui Paul Gauguin ne s’y était pas trompés. Et puis Mataiva et Huahine et Mangareva et Raivavae et… beaucoup d’autres encore.

La Polynésie étant plutôt isolée sur la carte du monde, continuez-vous tout de même à voyager ?

La Polynésie est certes isolée, mais n’est pas si loin de pays plus difficiles d’accès lorsqu’on vit en France. Nous avons visité, l’année dernière, le sud de la Nouvelle Zélande et l’incroyable île de Pâques. Nous sommes aussi allés au Japon pendant deux semaines et nous nous avons prévu San Francisco cet été. Il faudra aussi faire un tour à Hawaii, en Australie, en nouvelle Calédonie, en Amérique du Sud…. Plein de projets !

“La vie est vraiment agréable en Polynésie française”

Recommanderiez-vous Tahiti à une famille française qui souhaite changer de vie ?

Oui, bien sûr ! La vie est vraiment agréable en Polynésie française. Mais il est important d’avoir du travail et assez d’argent pour découvrir les îles et pouvoir rentrer en France de temps en temps.

Vous avez créé tahitileblog.fr – De quoi est-il question et à qui s’adresse votre blog ?

En débarquant à Tahiti, je me suis aperçu que je ne connaissais pratiquement rien de ce coin du monde. A part des photos d’îles paradisiaques, je n’avais trouvé sur le web, avant notre départ, que très peu d’informations utiles pour un futur expatrié. Créer Tahiti Le blog a été, finalement, un peu comme une évidence : partager notre découverte de la Polynésie française et en faire profiter tous ceux que le sujet intéresse.

Tahiti le blog s’adresse à tous les candidats à l’expatriation en Polynésie française, aux voyageurs et à ceux qui veulent rêver un peu devant des paysages de carte postale ! Y sont abordés des sujets du quotidien comme par exemple le coût de la vie ou les risques sanitaires. Plusieurs expatriés témoignent de leurs expériences professionnelles ou personnelles. Enfin, une grande part du blog est consacrée à la culture polynésienne et aux voyages dans les îles avec plein de belles photos et vidéos.

// VOS RACINES

La tour Eiffel sur un fond de ciel bleuA 16.000 Km de la France, avez-vous parfois “le mal du pays” ?

En ce qui me concerne, je n’ai pas du tout le mal du pays. C’est un peu différent pour ma femme, je crois. Mais ce n’est pas tant la France qui lui manque que ses amis et sa famille.

Nos enfants vivent plutôt bien l’éloignement, ce qui ne les empêche pas d’être super heureux à chaque retour en France.

Sachant que le prix des vols est plutôt élevé, à quelle fréquence retournez-vous en France ? Une astuce pour payer le billet d’avion moins cher quand on voyage en famille ?

Nous rentrons en famille tous les deux ans pour les fêtes de fin d’année. Ma femme et moi ne faisons le voyage une fois supplémentaire chaque année, soit pour voir la famille soit pour assister à des congrès de médecine. Malheureusement, nous n’avons pas de bon plan pour payer nos billets d’avion moins chers. Avec l’arrivée, l’année dernière, de la compagnie aérienne French Bee, les prix ont un peu baissé mais voyager entre la France et la Polynésie revient toujours très cher.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’hexagone ?

En vrac : une connexion internet qui fonctionne, des magasins où on trouve ce que l’on cherche et les rues de Paris, mais pas celles de la banlieue où je vivais !

// CONCLUSION

Avez-vous d’autres projets d’expatriation ?

Non, pas pour l’instant. La question qui se pose est plutôt de savoir combien de temps nous allons rester en Polynésie. Nous avions prévu, initialement, un séjour de trois ans et finalement nous allons prolonger d’un an. Notre fille s’est inscrite en première année de médecine pour l’année prochaine et la formation est disponible à Tahiti. Mais ensuite, si ma femme n’a pas trouvé une activité professionnelle un peu plus épanouissante, il est probable que nous rentrions. Ca va être dur !

Et si cette expatriation était à refaire ?

Sans aucun doute, nous repartirions. Pouvoir s’expatrier en famille dans un endroit comme la Polynésie française est une chance unique qu’il ne faut pas rater.


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Vous voulez en apprendre encore plus sur la Polynésie française ?

Découvrez l’excellent reportage “Polynésie, la perle du Pacifique” de l’émission Echappées belles (diffusée sur France 5).

Polynésie, la perle du Pacifique

Crédit photo : Tahiti le blog


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