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L’expatriation rend-elle plus intelligent ?

L'expatriation rend-elle plus intelligent ?

Categories : Enseignement | Santé
Garçon les bras croisés avec des muscles dessinés sur un tableau
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Des études physiologiques ont montré que parler 2 ou plusieurs langues est un grand atout dans le processus cognitif. L’immersion en expatriation est un réel atout.

Introduction

Ces avantages s’appliquent aux personnes qui pratiquent de manière régulière plusieurs langues, et c’est justement le cas de la très grande majorité des expatriés. Pour les autres, si elles n’ont pas communiqué dans une langue étrangère depuis très longtemps,  leur cerveau sera moins enclin à bénéficier de ces atouts.

Cependant, commencer à étudier une nouvelle langue à l’âge adulte permettrait d’atteindre les mêmes niveaux et bénéficier ainsi de ces avantages mentaux. Il n’est donc jamais trop tard pour bien faire, et les bonnes résolutions se prennent tout au long de l’année.

Le cerveau d’une personne bilingue, ou polyglotte, fonctionne de façon différente par rapport à celui d’une personne monolingue. Cela leur donne plusieurs avantages cognitifs.

8 avantages pour se motiver à apprendre une langue étrangère

1) Devenir plus intelligent

Illustration de neurones

Parler une langue étrangère améliore la fonctionnalité de votre cerveau en le mettant au défie de reconnaître, déceler une signification, puis de communiquer dans un système linguistique différent. Cette compétence participe à l’augmentation des capacités à résoudre des problèmes dans d’autres cas de figure, comme par exemple les mathématiques.

Il a ainsi été démontré que des élèves en langues étrangères ont tendance à obtenir de meilleurs scores sur des tests standardisés par rapport à leurs pairs monolingues. Cela se confirme tout aussi bien pour la lecture et le vocabulaire.

2) Bâtir des compétences multitâches

Le logo de Pennsylvania University aux USA

Selon une étude de University of Pennsylvania aux Etats-Unis, l’habitude qui consiste à jongler d’une langue à une autre s’applique plus facilement et presque naturellement dans d’autres domaines. Il a été demandé à un groupe de personnes de se livrer à une expérience et d’utiliser un simulateur de conduite automobile tout en exécutant des tâches distinctes distrayantes.

L’attention portait donc à la fois sur la conduite et sur les actes distrayants. La recherche a révélé qu’une personne qui parlait plus d’une langue faisait moins d’erreurs dans sa conduite. Etonnant, non ?

3) Retarder les premiers symptômes d’alzheimer et de la démence

Le logo de AAAS, Advancing Science Serving Society

Apprendre une langue c’est bon pour la santé ! Plusieurs études ont été menées sur ce sujet, et les résultats sont très intéressants. The American Association for the Advancement of Science (AAAS) a travaillé sur ce type d’études.  Lors d’une conférence elle a dévoilé ceci : Sur un échantillon de 450 patients, dont la moitié parle plus d’une langue depuis leur plus jeune âge, on remarque que pour les adultes monolingue, l’âge moyen des premiers signes de démence se produisent aux alentours de 71 ans. Quant à ceux qui parlent deux langues ou plus, l’âge moyen des premiers signes est repoussé de 4 années environ, soit au delà des 75 ans. Même en prenant en compte d’autres facteurs comme une éventuelle différence culturelle, une immigration, le niveau de revenu, le niveau de formation, le sexe ou encore la santé physique, ces résultats s’avèrent rester parfaitement cohérents.

Avec le temps le cerveau perd de sa vivacité et dans certains cas la détérioration du cerveau devient un trouble appelé «démence». La forme la plus connue est la maladie d’Alzheimer. À mesure que les cellules nerveuses du cerveau meurent, les personnes qui souffrent de démence perdent lentement la capacité de mémoire et de réflexion.  Une des clés pour vieillir en santé est de maintenir le cerveau actif et en forme.

4) Améliorer sa mémoire

Illustration du cerveau humain et de la mémoire

Nombreux d’entre-vous savent que le cerveau est un muscle qui fonctionne mieux grâce à des exercices.

Apprendre une langue implique la mémorisation de règles et de vocabulaire, ce qui contribue à entretenir et renforcer ce muscle. Cet exercice améliore la mémoire de façon globale, ce qui signifie que les personnes qui maîtrisent plusieurs langues sont par exemple plus aptes à se souvenir de listes ou de séquences.

Et des études montrent que les bilingues retiennent plus facilement une liste de courses, les noms et les directions.

5) Bénéficier d’une meilleur perception

Le logo de Universitat Pompeu Fabra en Espagne

Une étude de Universat Pompeu Fabra, dans la province de Barcelone en Espagne, a révélé que les personnes multilingues sont plus prédisposées à observer l’environnement qui les entoure.

Elles sont plus aptes à se concentrer sur de l’information pertinente en la séparant de façon quasi systématique de celle qui ne l’est pas.

De manière générale, ces personnes repèrent plus aisément l’information mensongère ou trompeuse.

6) Améliorer ses compétences décisionnelles

Le logo de University of Chicago

Selon les chercheurs de University of Chicago aux Etats-Unis, les individus bilingues, capables de réfléchir dans une autre langue, ont tendance à prendre des décisions  de manière plus rationnelle, plus réfléchie et donc moins dépendante des émotions.

Toute langue contient des nuances et des implications subtiles dans son vocabulaire, et des préjugés peuvent inconsciemment influencer le jugement.

Les bilingues sont plus à l’aise avec leurs choix après avoir réfléchi dans une seconde langue et ainsi pouvoir contrôler si leur conclusion initiale se confirme.

D’après les chercheurs de l’université, la langue maternelle provoque plus de résonance affective qu’une langue étrangère. On note aussi que les décisions seront d’avantage fondées sur la peur quand les réactions émotionnelles entre en considération, plutôt que sur l’espoir.

7) Fortifier sa langue maternelle

Illustration langue maternelle

Apprendre une langue étrangère concentre l’attention sur la mécanique de la langue : conjugaisons, grammaire, et structure des phrases.

Cela rend plus conscient de la langue elle-même, et de la manière dont elle peut être structurée et manipulée.

Ces compétences peuvent dès lors rendre plus efficace dans la manière de s’exprimer, mais aussi dans la façon de rédiger dans sa langue d’origine.

Les bilingues développent une meilleure oreille pour l’écoute et sont d’avantage capables de distinguer le sens des sons discrets.

8)  Devenir plus flexible

Le logo de The Journal Of Neuroscience

Une étude de The Journal of Neurosciences,  a mesuré la capacité de participants, unilingues et bilingues,  à effectuer une tâche impliquant la flexibilité cognitive.

A l’issue des tests il a été démontré que les adultes bilingues depuis leur enfance s’acquittent plus rapidement de ce genre de tâche en utilisant moins d’énergie, et donc d’avoir plus de facilités à faire face aux imprévus que les autres.

Alors, convaincu ?

Conclusion

D’un point de vu du développement personnel s’expatrier est bénéfique. C’est  également le cas sur sa santé mentale. Pour optimiser son expérience d’expatriation il est recommandé de faire travailler son cerveau le plus régulièrement possible et de ne pas négliger l’apprentissage des langues. C’est indéniable, cela contribue à se maintenir en forme. Et puis comme en tant qu’expatrié on est plongé d’office en immersion totale, la route vers les bénéfices s’enclenche rapidement.

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