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Interview Expat : Pauline et ses productions vidéos entre Paris et San Francisco

Interview Expat : Pauline et ses productions vidéos entre Paris et San Francisco

Pauline Simard
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C’est suite à un gros coup de coeur pour la Californie du Nord, que Pauline Simard a décidé de s’expatrier pour travailler aux Etats-Unis. Elle partage avec nous son expérience d’entrepreneure créative française du secteur de la production audiovisuelle, en contact direct avec une clientèle américaine, gourmande de l’expertise européenne. Rencontre.

Pour les lecteurs de French Radar qui vous découvrent, quel est votre parcours ?

Pauline Simard

Forte d’une expérience de près de dix ans dans le secteur de l’audiovisuel, j’accompagne différentes entreprises, marques et institutions dans leur communication interne et externe. Mon expérience et ma connaissance du secteur je la dois aux agences prestigieuses avec lesquelles j’ai collaboré en tant que salariée et qui m’ont fait confiance.

Dans le cadre de mon développement personnel et professionnel j’ai décidé de m’installer aux Etats-Unis en 2018. C’est le début d’une longue et excitante épopée! Avec la crise de 2020, je suis rentrée en France et me suis lancée à mon compte. Je me suis formée à la production de contenus pour de nouveaux supports (événementiel hybride, podcast etc.).

Dans l’attente de pouvoir repartir aux USA, je suis donc à l’heure actuelle basée en Europe mais collabore toujours avec des agences et annonceurs entre la France et les Etats-Unis : le travail en remote avec des équipes dans le monde entier et de cultures différentes n’a plus de secret pour moi – même si c’est un réel challenge et que je suis en constant apprentissage chaque jour.

Quelle est précisément votre activité et les services que vous proposez ?

Je suis chef de projet créatif en freelance. Je travaille dans le secteur de la création digitale au sens large. Mon expertise d’origine est l’audiovisuel, je produis des films corporate et institutionnels pour les marques et les entreprises. Ces films sont principalement à destination de campagnes de communication et de marketing interne et externe, de lancement produit, événements (hybride) etc.

Je travaille aussi sur la mise en place et la production de formats différents de celui de la vidéo : le podcast, la création graphique (print/digital) et le contenu pour les réseaux sociaux sont de nouveaux supports sur lesquels je travaille et développe afin de proposer à mes clients différentes solutions.

Production vidéo Pauline Simard
Photo : Production vidéo (USA)

Leader dans votre field, vous savez vous démarquer

Mon métier est avant tout une passion – pas très orignal comme statement mais quand on est créatif c’est ce qui nous drive et nous nourrit !

Grâce à mon expertise et à ma double expérience (Franco-Américaine), j’ai l’occasion de travailler sur la production de contenu pour des évènements prestigieux (CES, tournois sportifs internationaux, Festival International du Film de Sonoma), des agences (Auditoire, Gunsmoke, PWP) et des marques et institutions internationalement reconnues (Women in Tech, Région Île-de-France, Essilor, RayBan, Société Générale etc.).

Je suis responsable de toute la chaîne de création artistique et technique (recrutement des talents, pitch, préparation, tournage/design, post-production, livraison, promotion etc.). Je gère des sujets plus ou moins complexes en fonction des besoins (VR/AR, film 360°, motion design, interview, lancement de produits, podcast, branding, identité visuelle etc.).

Grâce à mes ressources, ma curiosité et à la connaissance pointue de mon secteur d’activité, je suis en capacité de m’adapter à chaque demande, d’apprécier et de découvrir de nouveaux univers et ainsi de mobiliser les ressources nécessaires.

J’ai toujours 3 time zones dans mon agenda

Comment gèrez-vous le travail à distance, la diversité des projets et des clients ?

La plupart de mes équipes, collaborateurs et clients sont remote et basés dans le monde entier, j’ai donc appris à travailler sur des fuseaux horaires différents, à jongler constamment entre le français et l’anglais et surtout à m’adapter au profil de mes interlocuteurs (technique, créatif, marketing etc.) et à sa culture.

J’utilise beaucoup d’outils en ligne pour être joignable et connectée régulièrement (Slack, Zoom, Google Suite etc.) ; j’ai toujours 3 time zones dans mon agenda ce qui me permet de jongler facilement d’un projet à l’autre et de savoir où j’en suis (et où je suis).

Les marchés américains et français (dans mon secteur d’activité) sont très différents mais aussi complémentaires. C’est ce qui me permet de faire le pont entre les deux pays car les ressources et talents y sont incroyables des deux côtés.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus quand vous collaborer à des projets avec des clients américains ?

En trois mots : l’énergie, le mindset et le challenge.

Lorsque je collabore avec des clients américains il y’a une vraie différence culturelle d’un point de vue du travail mais aussi des habitudes de communication, c’est ce qui m’intéresse. Mes clients / collaborateurs apprécient toujours le fait que je sois française et sont soucieux d’avoir mon point de vue et mon expertise en tant qu’Européenne, c’est une vraie richesse. C’est aussi très challengeant car l’exigence et la résilience sont souvent les maîtres mots. Cela implique beaucoup de stress évidemment mais, c’est souvent du bon stress et une bonne énergie car j’ai eu la chance de collaborer avec des clients et sur des projets incroyables et très enrichissant humainement.

La compétition est rude, mais j’ai réussi à passer le cap et à sortir de ma zone de confort pour me confronter à des missions plus challengeantes, et sur des sujets que je maîtrisais moins.

La Silicon Valley, temple de la créativité et cœur mondial de l’innovation technologique fait rêver beaucoup de monde. Cela n’est-il pas trop impressionnant quand on désire s’y faire une place ?

Complètement ! C’est toujours difficile de faire sa place et je pense que ça le sera même après des années. La compétition est rude et longtemps j’ai eu du mal à trouver ma place : je ne travaille pas dans la tech, je ne suis pas ingénieur, chercheur ou UX designer et je n’étais pas très familière avec le start-up world. Mais avec le temps et de la détermination, j’ai réussi à passer le cap et à sortir de ma zone de confort pour me confronter à des missions plus challengeantes, et sur des sujets que je maîtrisais moins. La culture de la transparence m’a permis d’avoir plus confiance en moi, de savoir m’écouter mais aussi de (me) poser les bonnes questions et ainsi de mieux calibrer mes missions.

Photo : Montage vidéo (Paris)

Comment sont perçus les talents français qui y vivent ?

Je pense que ça dépend vraiment du l’état d’esprit de chacun, de sa personnalité et de ce qu’on y fait, mais globalement être un talent ou un entrepreneur dans la Silicon Valley sera toujours un challenge quand on est étranger, mais aussi une formidable ressource car on est capable d’apporter une vision nouvelle, complémentaire et des solutions innovantes.

Mon conseil ? Prenez le temps d’écouter, de vous renseigner et de communiquer. Soyez curieux mais toujours humble.

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