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Interview Expat : Valérie à Portsmouth

Interview Expat : Valérie à Portsmouth

Valérie à Portsmouth au Royaume-Uni
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Passionnée de voyages et de culture anglaise, cette expatriée française nous parle de sa nouvelle vie sur la côte Sud du Royaume-Uni.

// PRESENTATION

  • Prénom : Valérie
  • Age : 30
  • Situation familiale : en couple
  • Profession : Marketing Manager
  • Pays et Ville d’origine : France – Paris
  • Pays et ville d’accueil : Royaume-Uni – Portsmouth
  • Nombre d’années en expatriation : 2

// AVANT VOTRE EXPATRIATION

Illustration d'une ampoule symbolisant une idéeQu’est-ce qui vous a amené à vous expatrier ?

Je ne suis pas partie en Angleterre pour le pays en lui même, mais pour un projet d’expatriation en couple.

Mon entourage partait / revenait / repartait, et je me suis dis que je passais certainement à côté de quelque chose. Et cela m’a donc quelque part influencé.

Quant à mon conjoint, il avait déjà goûté à l’expatriation en Allemagne et aux USA. L’Angleterre est arrivée comme la destination de choix lorsqu’il a trouvé un travail de rêve ici.

Les formalités ont-elles été compliquées à remplir ?

Absolument pas, c’est l’Europe (en 2015 ça l’était pleinement !) et tout est finalement très facile. Pour travailler il faut simplement un numéro NIN (National Insurance Number) que les autorités délivrent rapidement après un rendez-vous (expéditif) dans un job centre.

Comment s’est déroulé votre déménagement ?

Très rapidement ! En fait, je n’ai pas bien compris ce qu’il s’est passé : pratiquement du jour au lendemain tout était dans un camion dans un ferry. Pour ma part, j’ai travaillé jusqu’à la quasi veille du départ. C’est amusant car je n’ai pas eu le temps de réaliser qu’on allait quitter Paris pour une petite ville d’Angleterre.

// AU COURS DE VOTRE EXPATRIATION

Illustration avec un avion en papier et 2 mainsParliez-vous anglais à votre arrivée ?

Un anglais scolaire comme on dit. Dès mon arrivée, j’ai vite compris qu’à Portsmouth la plupart des gens avaient un accent assez prononcé. On est loin de l’anglais de BBC.

Alors, pour me rassurer et rapidement me mettre dans le bain « je recherche un emploi, j’ai besoin de la langue », j’ai décidé de prendre des cours d’anglais. Par chance, l’école de langue dans laquelle je suis allée me renseigner avait à ce moment là besoin d’un/e responsable marketing. “Here I am”, et ce depuis 2 ans maintenant.

Est-il facile d’acheter/louer un logement ?

Après Paris, cela nous a paru si facile ! Dans la ville où je vis, il y a principalement des petites maisons au look très British. Nous avons facilement troqué notre appartement de 40m² à 1.200 € par mois contre une maison avec 2 chambres et un petit jardin pour un budget inférieur.

Votre intégration a-t-elle été rapide et vous êtes vous facilement adaptée à votre nouveau pays ?

Je dois avouer que j’ai personnellement eu un peu de mal à m’intégrer au début. Je sortais principalement avec mes collègues, mais en dehors de cela je ne connaissais personne, et je ne savais pas comment rencontrer du monde.

Puis, en cherchant, j’ai trouvé des groupes d’expatriés sur Facebook et Meetup. Et forcément en ayant déjà ce point commun, on devient vite amis. En plus nous sommes dans le même délire pour partir visiter ou tester tout ce qu’il y a à faire en Angleterre.

Magnifique petite barque sur le rivage de la côte anglaise
Le charme de la côte Sud anglaise

Avez-vous des amis locaux et quels sont vos conseils pour se lier d’amitié avec eux ?

Très peu. Et j’ai remarqué que mes amis ici ont tous un point commun : ils ont tous vécu à un moment donné à l’étranger. Je pense que c’est un plus de s’entourer d’étrangers à forts accents pour progresser dans l’apprentissage des langues.

Comment sont perçus nos compatriotes ?

A Portsmouth il y a assez peu de français (par rapport à Londres par exemple), et je crois que nous sommes plutôt bien perçus. Are we ?

Quels sont les changements dans la vie de tous les jours qui vous ont le plus marqué ?

Ce n’est pas lié au pays et cela concerne plus la taille de la ville et la qualité de vie en général. Ici, je prends mon vélo (à l’anglaise, avec le panier) pour aller au travail ou bien n’importe où dans la ville. Je suis très loin de l’enfer du métro.

Les heures supplémentaires n’existent pas vraiment pour moi, et à 17h je suis rentrée à la maison. Ainsi, je peux repartir rejoindre des amis 10 minutes plus tard, car on habite tous plus ou moins à côté. C’est vraiment agréable.

Pour réussir son intégration, quel est le meilleur conseil que vous puissiez donner aux nouveaux expatriés ?

Je dirai de se mettre à l’heure anglaise. C’est-à-dire de ne pas se lever à midi tous les week-ends, sinon vous n’aurez le temps de rien faire. Et comme la plupart des magasins ferment à 16h le week-end il est préférable d’être matinal.

D’une manière générale tout est plus tôt ici, on finit plus tôt, on mange plus tôt, on va au pub après le travail et à partir de 23h les rues deviennent désertes. Il faut suivre le rythme, sinon vous êtes vraiment à part.

// VOTRE QUOTIDIEN D’EXPATRIEE

Illustration d'un soleilCôté professionnel, y-a-t’il beaucoup de différences avec la France ?

Bonne question ! Je n’arrive pas à savoir si les différences sont liées aux types d’entreprises ou aux pays.

J’ai travaillée dans plusieurs entreprises en France et toutes étaient déjà assez différentes. C’est également le cas ici.

Avez-vous conservé vos habitudes alimentaires ?

Oui un peu, mais j’ai modifié avec ce que je trouve ici. Par exemple, quand je fais une quiche, je ne mets pas de la crème fraîche mais du cottage cheese que l’on trouve plus facilement.

Aussi tous les matins, je me suis mise au porridge. L’hiver quand il fait froid dans la maison c’est très réconfortant !

Parlez-nous de l’offre culturelle et des loisirs proches de chez vous.

Ah, voilà un sujet intéressant.

Une chose est sûre je ne m’ennuie pas à Portsmouth. Côté cinémas il y en a un spécialisé dans les blockbusters et un autre qui programme des oeuvres classiques dont des films étranger. Attention, les films ne sont diffusés qu’une seule fois, alors il faut bien s’organiser pour y aller.

Il y a aussi des théâtres, mais on est loin de la programmation parisienne.

Le meilleur moment c’est l’été à Portsmouth ! Il y a un grand nombre de festivals (musique, food, street party, sport…). La ville est particulièrement animée d’avril à septembre et le reste de l’année elle retrouve un peu de calme.

Festivités dans un parc à Portsmouth, région sud de l'Angleterre.
Festival à Portsmouth

Le système de santé répond-il complètement à vos attentes ?

Honnêtement ça va. Tout est vraiment gratuit ici, on n’avance rien du tout. J’ai consulté plusieurs fois un GP (médecin généraliste), un physiothérapeute et un dentiste. Et tout s’est bien passé, je n’ai franchement pas noté une grande différence avec la France.

Est-ce qu’il est facile de pratiquer du sport dans votre ville/région ?

Oui – il y a beaucoup de salles de sports et c’est vraiment moins cher qu’en France. Les abonnements sont proposés autour de 15/20 € par mois ! Sinon à Portsmouth comme on est près la mer, les gens pratiquent beaucoup de sports en extérieur.

University of Portsmouth propose aux étudiants de nombreuses activités comme le badminton, le basketball, le dodgeball, le football, le futsal,  le golf, le handball, le netball, le rugby, le squash, le tennis, le volleyball et divers sports aquatiques. C’est clairement une excellente façon de socialiser, de s’amuser et de rester actif.

Voyagez-vous dans d’autres pays voisins ?

Oui, je voyage partout où les avions m’emmènent au départ de Gatwick. Car c’est l’aéroport le plus pratique pour moi. Et comme j’aime beaucoup voyager, je suis souvent en vadrouille !

Globalement trouvez-vous le niveau de vie plus ou moins cher qu’en France ?

Le niveau de vie est semblable à celui que l’on a en France. Cependant la bière reste qu’en même moins chère en Angleterre !

//VOS RACINES

Illustration d'un coq aux couleurs de la FranceVous est-il déjà arrivé d’avoir “le mal du pays” ?

Non, pas vraiment et puis comme je suis proche de la France, je peux rentrer à tout moment si nécessaire.

Avez-vous conservé des contacts avec la France ?

Oui, mais ce n’est pas facile. Au delà de l’aspect budgétaire, c’est le temps qui manque. Parfois cela m’embête vraiment la distance car j’ai l’impression de louper beaucoup de choses. Et puis mes amis me manquent beaucoup.

J’essaie toujours de rentrer pour les grandes occasions : anniversaires, mariages, EVJF (NDLR : Enterrement de Vie de Jeune Fille) et des fois simplement pour me ressourcer.

Vue sur une rue de la ville de Portsmouth en Angleterre.
Portsmouth

Malgré la distance, vous sentez-vous toujours concernée par la politique en France ?

Alors je vais être honnête, non plus trop.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’hexagone ?

Principalement le pain frais, les huîtres, la fondue, la raclette, le ski et les musiques françaises pour pouvoir chanter en soirée.

Vous sentez-vous toujours française ?

Oui et même encore plus qu’avant. Je suis devenue pour mes collègues et mes amis LA référence en matière de culture française. Et leur phrase fétiche à mon attention « Et en France, ça se passe comment ? ».

// CONCLUSION

Illustration d'un trèfle à quatre feuilles sur fond bleuAvez-vous d’autres projets d’expatriation ?

Maintenant que j’ai “goûté” à l’expatriation, je suis tenté par une nouvelle expérience dans un autre pays, ça c’est sûr.

Reste à savoir où et quand. Je vais devoir encore y réfléchir un petit peu. Et puis je pense que lire l’ensemble des interviews Expats sur French Radar sera la première étape de sélection. (NDLR : merci, excellente idée !)

Et si cette expérience en expatriation était à refaire ?

Je la referai sans aucune hésitation.

Les 3 mots qui résument le mieux votre aventure au Royaume-Uni ?

  • Qualité de vie
  • Bilinguisme
  • Rencontres

Vidéo sur l’Angleterre

Découvrez l’excellent reportage “Un week-end so british” de l’émission Echappées belles (diffusée sur France 5). Sophie Jovillard découvre l’Angleterre le temps d’un week-end, débutant son périple par Londres la cosmopolite, l’excentrique, la culturelle. Puis elle se rend à Brighton qu’elle découvre en compagnie de Simon Watkinson et de quelques expatriés. Enfin, elle sillonne la verte campagne anglaise jusqu’au château de Highclere. Prêt pour l’aventure ?

Un week-end so British

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