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Interview Expat : Tifany, française expatriée à Londres

Interview Expat : Tifany, française expatriée à Londres

Tifany Clemenceau à Londres
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C’est suite à un voyage au Moyen-Orient que Tifany a eu le déclic de s’expatrier au Royaume-Uni, pour s’installer dans la très cosmopolite et dynamique ville de Londres.

Pourquoi une expatriation ? Tout simplement parce que cette jeune étudiante en tourisme et marketing a soif d’explorer le monde. Et pourquoi un pays anglophone ? Parce que l’on s’intègre partout plus facilement quand on maîtrise bien l’anglais et ses petites subtilités ! Tifany partage avec nous son expérience d’expatriée française à Londres.

// PROFIL DE TIFANY

  • Prénom : Tifany
  • Age : 30 ans
  • Situation familiale : célibataire
  • Profession : étudiante en tourisme et marketing
  • Pays et Ville d’origine : France > Bordeaux
  • Pays et ville d’accueil : Royaume-Uni > Londres
  • Nombre total d’années en expatriation : 2 ans

// AVANT VOTRE EXPATRIATION

Valise avec le drapeau français lors d'un déménagement à l'étrangerBonjour Tifany, qu’est-ce qui vous a amené à vous expatrier au Royaume-Uni et à choisir Londres ?

J’ai fait un voyage au moyen-orient en 2018. C’était la première fois que je sortais de l’Europe. Et j’ai été frappée par la différence entre ce que j’y ai trouvé et ce que j’entendais en France dans les médias, ou même à travers ce qu’on nous apprend à l’école. En rentrant, je me suis dit qu’il fallait que j’explore le monde par moi-même. Seulement mon niveau d’anglais était catastrophique, au point que je ne pouvais pas me débrouiller seule pour réserver une chambre d’hôtel par exemple. La première étape dans mon processus était évidente, il fallait que je parte vivre dans un pays anglophone pour améliorer ma maîtrise de la langue.
J’ai choisi Londres car cette capitale m’a toujours fait rêver et pour sa proximité avec la France. Si jamais ça ne se passait pas bien, je pouvais rentrer rapidement. Cela représentait moins de risque à mes yeux.

Pour construire votre projet d’expatriation, comment vous êtes-vous organisée et quelles ont été vos sources d’information ?

J’ai principalement utilisé les blogs, support que j’adore pour préparer mes voyages et projets. J’ai aussi rapidement rejoint les groupes facebook de Français à Londres, une mine d’informations.

Millennium Bridge, Londres, Royaume-Uni (UK)
Millennium Bridge, Londres, Royaume-Uni

Les formalités pour pouvoir rester dans le pays ont-elles été compliquées à remplir ?

À l’époque en 2019, le Royaume-Uni faisait partie de l’Union Européenne. C’était donc très simple de s’y installer. Une fois sur place j’ai dû faire une demande pour le National Insurance Number qui est l’équivalent de notre numéro de sécurité sociale. J’ai pris rendez-vous par téléphone, la semaine suivante j’étais au job center pour un entretien de formalités. Un mois plus tard, j’avais reçu le document.

J’étais très excitée à l’idée de partir et de construire une nouvelle vie !

Quitter la France, votre famille, vos amis, votre quotidien, est-ce que cela a été compliqué à gérer ?

Non car j’ai toujours été très indépendante. J’étais très excitée à l’idée de partir et de construire une nouvelle vie dans une ville dont je rêvais !

// VOTRE EXPATRIATION ET INTEGRATION

Illustration d'un oeil aux couleurs du drapeau britanniqueParliez-vous anglais à votre arrivée outre-Manche ?

Mon niveau d’anglais était très très basique. Mais surtout j’avais peur de parler, peur du jugement des autres. Je me suis vite rendu compte que je comprenais plutôt pas mal. Une fois que j’ai commencé à travailler, en un mois à peine, je me débrouillais avec une conversation basique. Bien sûr je faisais beaucoup de fautes, je n’utilisais pas les bons mots. Mais globalement, les Anglais sont compréhensifs, surtout à Londres où une grande partie de la population est d’origine étrangère, c’est habituel.

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Selon vous, comment sont perçus nos compatriotes en Angleterre ?

Les Français sont adorés des londoniens. Je dis londoniens et non Anglais car Londres est vraiment une bulle à part du reste du pays. Il y a un multiculturalisme qui fait que la tolérance est plus présente qu’ailleurs. Les étrangers adorent l’accent français ! Je ne sais pas pourquoi car moi je le trouve atroce !

Votre intégration a-t-elle été rapide et vous êtes-vous facilement adapté à votre nouvelle vie Londonienne ? Fréquentez-vous d’autres expatriés, français ou autre ?

J’ai trouvé un travail une semaine après être arrivée. Mon intégration a été facilitée grâce à ça. Je me suis rapidement fait quelques ami.es au sein de mon job. J’ai aussi rejoint un groupe de running, Adidas Runners. C’est ici que j’ai fait le plus de connaissances et noué de belles amitiés. Il y a vraiment un esprit communautaire inclusif et bienveillant. Je ne peux que le conseiller vraiment. Rejoindre des groupes de sport, que ça soit en course à pied ou autre type studio de yoga par exemple, cela aide à créer des relations. On partage déjà une passion commune, c’est un bon point pour commencer une conversation.

Est-il facile de trouver un travail et un logement quand on désire s’installer à Londres ?

Encore une fois, à l’époque en 2019, il était très facile de trouver un travail dans le secteur de la restauration par exemple. Un grand nombre d’immigrés travaillent dans cette branche car les Anglais ne veulent pas de ces jobs. Suite à la crise Covid-19, le marché du travail sur Londres est dans un état catastrophique et un très grand nombre d’immigrés sont rentrés dans leur pays après avoir perdu leur job.

Pour le logement, j’étais venu un mois avant mon arrivée le temps d’un week-end pour faire des visites. J’avais trouvé en une journée après 4 visites. Suite à la crise, un grand nombre de logements se sont libérés, il y a donc beaucoup d’offres. Cependant les agences de location demandent plus de garanties pour louer une chambre. Je pense qu’elles ont eu un grand nombre d’impayés et sont plus méfiantes maintenant.

London sign style métro
London sign

Quels sont les changements culturels dans la vie de tous les jours qui vous ont le plus surpris ?

Le hug ! Oh mon dieu, après 2 ans de vie ici je ne maîtrise toujours pas le “calin” pour dire bonjour. Je ne sais jamais si je dois serrer ou pas l’autre personne, à quelle distance se tenir… C’est une vraie source de stress parfois quand je rencontre de nouvelles personnes. Je sais qu’un grand nombre d’étrangers trouvent trop personnel la bise en France. Mais alors le hug c’est le niveau au-dessus selon moi… On enlace quand même l’autre personne !

// VOTRE QUOTIDIEN D’EXPATRIEE

Avez-vous conservé vos habitudes alimentaires françaises ?

Non, j’ai presque tout changé ! D’abord parce que les produits ici ne sont pas bons, pas goûtu. Je ne mangeais déjà pas beaucoup de viande rouge en France mais j’ai complètement arrêté ici car la présentation de la viande dans les supermarchés me dégoutait. Puis petit à petit, je suis devenue végétarienne. Je me suis intéressée aux bénéfices que cela m’apporterait, j’ai testé et approuvé !

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le mode de vie anglais et inversement ?

J’aime le fait que les Anglais vont au pub très souvent. C’est un endroit convivial où on se retrouve en toutes occasions. Surtout à Londres car on invite rarement les gens chez soi.
J’aime aussi que les soirées commencent tôt. En général, on se retrouve au pub vers 17h, et la soirée finit vers 00h. C’est pratique car cela permet d’être frais le lendemain. En France, on commence les soirées à 23h… à 30 ans c’est plus possible de finir à 5h du matin et d’assumer le lendemain !

À l’inverse, je n’aime pas l’hypocrisie anglaise. Il est assez mal vu d’exprimer ses opinions. Je suis une personne assez franche et entière donc parfois j’ai eu du mal avec ce point.

Le système de santé britannique est complexe et le coût des soins demeure très élevé. Comment gérez-vous ce point ?

Je rentre en France quand j’ai besoin de voir un médecin. Je n’ai jamais été chez le médecin ici, je ne peux pas vous dire exactement les frais. Par contre il y a le NHS, le service de santé gratuit dont les britanniques sont très fiers. Tout le monde y a accès mais les soins dispensés ne sont pas d’une grande qualité de ce qu’on m’a dit.

Vue aérienne de Greenwich en Angleterre
Vue aérienne de la ville de Greenwich (UK)

Quel est le quartier de votre ville que vous affectionnez tout particulièrement et pourquoi ?

Greenwich. C’est un peu éloigné du centre-ville, donc un peu plus paisible avec des airs de petit village. Il y a un marché dont les thèmes changent chaque jour : vous y trouverez parfois une brocante ou parfois des petits créateurs. Le parc est magnifique et la vue sur Londres depuis le haut de la colline est ma préférée notamment au coucher du soleil, c’est incroyable.

Recommanderiez-vous Londres / le Royaume-Uni à une famille française qui souhaite changer de vie ?

Depuis le Brexit, non je ne recommanderai pas car les démarches pour venir sont très compliquées et surtout nous sommes encore dans une période de transition de l’administration quant à l’octroi des visas. Si vous cherchez un pays anglophone en Europe, je conseillerai probablement l’Irlande.

Twenty First Three, le blog expat et voyage par Tifany

Vous avez un blog personnel. Pouvez-vous nous en parler ?

Je l’ai créé il y a quelques mois seulement. Je souhaitais développer mes compétences sur le web dans l’optique d’apporter une valeur ajoutée à mes études dans le tourisme et le marketing. J’ai toujours aimé conseiller mes proches et partager mes expériences de voyages. Il m’a donc paru évident que l’expatriation et le voyage allaient être les thèmes de celui-ci. Je prends plaisir à partager sur ce support et j’espère que le contenu aidera des personnes qui souhaitent s’expatrier ou simplement voyager !

// VOS RACINES FRANÇAISES

Carte de l'Europe avec la France aux couleurs nationalesVous est-il déjà arrivé d’avoir “le mal du pays” ? Avez-vous conservé des contacts avec la France et à quelle fréquence y retournez-vous ?

Pendant le premier confinement. L’incertitude était tellement grande, je ne savais pas quand ou comment j’allais pouvoir rentrer. Avant la crise, je rentrais environ tous les 2 mois. Donc ça a été difficile de ne pas pouvoir voyager comme je le voulais en 2020.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’hexagone ?

Mes proches et les bons petits plats de mes grand-parents !

// CONCLUSION DE L’INTERVIEW

Trèfles à quatre feuillesEt si cette expatriation en particulier était à refaire ?

Je partirai avec des valises plus légères ! haha J’ai vraiment emmené des choses avec moi comme si je partais dans un pays du tiers monde.

Avez-vous d’autres projets d’expatriation ?

Oui, à l’heure où j’écris ces lignes, je suis en plein milieu de mon déménagement. Je rentre en France pour une courte période avant de partir pour une seconde expatriation en Irlande. J’ai une opportunité professionnelle pour un stage qui m’attend là-bas. J’espère que la Covid-19 ne va pas encore bouleverser mes plans, on verra !

Que pouvons-nous vous souhaiter pour l’avenir ?

Que cette deuxième expatriation se passe comme prévue ! Je viendrai vous raconter dans quelques mois, je l’espère.

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