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Interview Expat : Sophie à Vancouver

Interview Expat : Sophie à Vancouver

Photo de Sophie expat à Vancouver au Canada
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Rencontre avec une jeune française de 29 ans dont le rêve le plus cher était de s’expatrier au Canada. C’est chose faite depuis 2 ans. Sophie nous raconte sa belle aventure dans l’une des villes les plus densément peuplées et cosmopolites du Canada : Vancouver.

// PRESENTATION

  • Prénom : Sophie
  • Age : 29
  • Situation familiale : Mariée
  • Profession : Chef de projet Internet
  • Pays et Ville d’origine : France – Paris
  • Pays et ville d’accueil : Canada – Vancouver
  • Nombre d’années en expatriation : 2

Je suis Sophie, j’ai 29 ans et je suis originaire de la région parisienne en France. Depuis mon plus jeune âge j’ai toujours rêvé de visiter le Canada. Dans mes rêves les plus fous je m’imaginais même y vivre pour toujours. Ce rêve de petite fille est devenu réalité quand j’ai rencontré mon époux, un canadien originaire de la ville de Toronto dans l’Ontario.

// AVANT VOTRE EXPATRIATION

Illustration d'une ampoule symbolisant une idéeQu’est-ce qui vous a amené à vous expatrier ?

Mon époux, originaire de Toronto, est personnel navigant commercial et voyage beaucoup à travers le monde. C’est grâce à une amie commune, qui organise régulièrement des soirées dans divers restaurants parisiens, que je l’ai rencontré la toute première fois. Une certaine complicité c’est alors créée et par la suite nous sommes restés en contact. Mon entourage connait mon amour pour le Canada et lors d’une conversation il m’a amicalement invité à le rejoindre à Toronto pour enfin découvrir ce pays. J’étais sous le charme et vivais mon rêve éveillée. L’expérience c’est renouvelée à plusieurs reprises, transformant progressivement notre relation amicale en véritable histoire d’amour. Puis, j’ai franchi le pas en m’expatriant il y a 2 ans.

Les formalités ont-elles été compliquées à remplir ?

Je travaille comme Chef de projet dans le secteur des nouvelles technologies pour un important groupe bancaire avec lequel la mobilité est encouragée. J’ai eu la chance de pouvoir décrocher une mission longue durée, non pas à Toronto mais à Vancouver. Mon employeur s’est occupé de l’ensemble des formalités avec les services de l’immigration canadienne. J’ai actuellement un statut de résident temporaire.

Comment s’est déroulé votre déménagement ?

J’ai conservé mon appartement parisien et n’est pas totalement déménagé. L’appartement que j’occupe actuellement à Vancouver est loué par la société le temps de ma mission.

// AU COURS DE VOTRE EXPATRIATION

Illustration avec un avion en papier et 2 mainsParliez-vous anglais à votre arrivée ?

Je parlais anglais avec un niveau satisfaisant concernant la vie courante. Peu après mon arrivée je me suis inscrite à des cours du soir dans un collège afin de perfectionner mon niveau d’anglais des affaires. Au Canada tout est traduit à la fois en anglais et français, ce qui facilite l’intégration des francophones. Dans l’ouest du pays il faut savoir que peu de gens parlent français au quotidien. Les jeunes ont même tendance à bouder la langue de Molière et préférer s’exprimer dans celle de Shakespeare.

Est-il facile de se loger ?

Je dirais que c’est assez facile, que l’offre est abondante mais en revanche les prix des loyers sont élevés. Il faut compter environ $1.400 pour 1 appartement avec une chambre. Logiquement plus vous recherchez au centre ville et plus les prix flambent. C’est un peu partout pareil.

Votre intégration a-t-elle été rapide et vous êtes vous facilement adaptée à votre nouveau pays ?

Mon adaptation c’est merveilleusement bien passée. L’accueil légendaire des canadiens est une réalité. Tant dans l’environnement professionnel que privé, le contact avec les gens a été excellent. Question climat j’étais préparée psychologiquement et les hivers très froid que nous avons eu dernièrement n’ont finalement pas étés insurmontables. Je dirais que Vancouver est une ville où il fait bon vivre que qu’il y règne une “Zen attitude”.

Vue panoramique de la ville de Vancouver au Canada
Musée des sciences – Vancouver

Avez-vous des amis locaux et quels sont vos conseils pour se lier d’amitié avec eux ?

J’ai recréé un petit groupe d’ami(e)s avec lequel je passe beaucoup de temps. Surtout quand mon époux est en déplacement.

Je conseille aux  (futurs) expatriés français de participer aux nombreuses activités extérieures qui sont proposées tout au long de l’année. Entre celles qui sont liées à la montagne (randonnées, ski, VTT…) et celles avec l’océan (rafting, pêche, kayak, paddle…) , il n’y a que l’embarras du choix. Etablir une relation amicale prend parfois du temps et il faut faire preuve de patience.

Fréquentez-vous d’autres expatriés (français ou autre) ?

Nous sommes plusieurs français à  nous être expatriés à Vancouver pour le compte de mon entreprise et d’autres nationalités sont représentées. C’est un peu comme dans l'”Auberge espagnole“. Nous aimons nous retrouver autour d’un verre en fin de semaine lors de l’After Hours. Notre coin préféré dans la ville est “English Bay Beach” où nous apportons nos boissons avec nous et profitons de la vue magnifique sur la baie.

La communauté française est assez présente ici, même si cela n’est pas comparable avec celle de la côte Est du Canada, du côté de Montréal notamment.

Comment sont perçus nos compatriotes ?

Les canadiens adorent les français et leur culture. Nous avons une bonne réputation en général. Je n’ai pas eu d’expérience négative à ce sujet, mais il est vrai que j’ai entendu dire que du côté du Québec les français n’étaient pas toujours les bienvenus. J’imagine que si vous respectez les règles de bonnes conduites dans le pays qui vous accueille, il n’y a aucune raison que l’on soit désagréables à votre égard. C’est une question de bon sens et de respect mutuel.

Quels sont les changements dans la vie de tous les jours qui vous ont le plus marqué ?

Justement c’est le respect que les gens ont envers les autres qui m’a le plus marqué. Par exemple on ne vous ignorera pas dans la rue si vous êtes perdu avec le nez plongé dans un plan de la ville. Automatiquement il y aura quelqu’un pour venir à votre rencontre et vous proposera son aide. Il y a également les fameuses files d’attente où personne ne s’aventurera à prendre la place de l’autre. Une situation assez étonnante pour les européens. A noter également, que les canadiens ont horreur des situations conflictuelles et sont prêts à tous les subterfuges pour éviter une quelconque confrontation.

Des totems dans la région de Vancouver au Canada
Totems canadiens

Quels sont les plus et les moins de votre pays d’expatriation ?

Le Canada est un pays accueillant et tout est fait pour vous aider à vous intégrer le plus facilement possible. L’immigration y est soutenue et de nombreuses les nationalités cohabitent. Un peu comme aux USA. Il n’y a pas vraiment de moins si ce n’est peut-être le coût de la vie. On trouve de bons produits mais cela a un vrai coût.

Pour réussir son intégration, quel est le meilleur conseil que vous puissiez donner aux nouveaux expatriés ?

Cela semble peut-être évident mais s’ouvrir aux autres est le tout premier conseil qu’il me semble nécessaire de suivre. Il y a aussi des associations qui existent et qui aident les expatriés à s’installer. Il ne faut pas hésiter à faire appel à elles.

// VOTRE QUOTIDIEN D’EXPATRIEE

Illustration d'un soleilCôté professionnel, y-a-t’il beaucoup de différences avec la France ?

Votre employeur et vos collègues vous jugent uniquement sur les résultats. Atteignez les objectifs fixés c’est tout ce que l’on vous demande. Vous pouvez donc terminer votre journée de travail plus tôt sans qu’on vous fasse une remarque. En revanche attention à être à l’heure aux réunions. Les français doivent laisser leurs mauvaises habitudes à la frontière et tout faire pour arriver à l’heure. Sinon la vie de famille est très importante et rares sont ceux qui terminent leur journée de travail après 18h.

Avez-vous conservé vos habitudes alimentaires ?

Concernant le petit déjeuner je suis resté avec mes habitudes : un thé accompagné de tartines à la confiture ou au miel. Rien de bien compliqué pour trouver cela ici. Le pain est très bon, même celui que l’on trouve congelé. Ensuite il m’arrive d’expérimenter la gastronomie canadienne. Je vous conseille le “pain de viande” qui est un mélange de viande hachée, de mie de pain trempée dans du lait, des oeufs, des oignons et des épices. Vous pouvez le déguster aussi bien chaud, tiède ou froid, ou bien encore en tranche. Un régal.

Les infrastructures publiques sont-elles suffisamment développées ?

Comme dans toutes les villes les embouteillages sont fréquents tout autour de l’agglomération de Vancouver. Alors parfois on espère que des solutions soient trouvées pour absorber le traffic en un coup de baguette magique !

Ecoles, aéroports et transports publiques sont bien gérés. Le personnel médical, dans le réseau d’hôpitaux publics et privés, est très bien formé. Le Canada est assurément un pays moderne.

Vue intérieure d'une librairie de Vancouver au Canada
Centre commercial – Vancouver

Parlez-nous de l’offre culturelle et des loisirs proches de chez vous.

Vancouver est une ville jeune, dynamique et multiculturelle. Entre mer et montagne elle est en osmose entre la nature et l’espace urbain. Du coup il est aussi facile de faire du VTT dans la montagne que de la planche à voile sur l’océan. Inutile de faire des kilomètres car tout est à proximité. La vie culturelle est animée et propose de très nombreux spectacles et festivals tout au long de l’année. Mon époux est fan de hockey sur glace et nous ne ratons jamais une bonne occasion d’assister à un match.

A proximité du littoral il ne faut pas rater Stanley Park où il est reposant de faire du vélo au milieu de la nature. C’est un vrai bol d’air frais à quelques minutes de la ville. La vue y est magnifique sur la baie, les plages, la ville et la montagne. Impossible de ne pas tomber sous le charme des massifs de fleurs, des animaux en liberté, des lacs… Environ 400 hectares s’offrent aux visiteurs.

Le système de santé répond-il complètement à vos attentes ?

Globalement il n’y a aucune inquiétude à avoir pour se faire soigner ici même s’il faut souvent s’armer de patience. En effet, il est parfois difficile d’obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste (family doctor).

Les équipements médicaux quant à eux sont modernes.

Est-ce qu’il est facile de pratiquer du sport dans votre ville/région ?

Comme expliqué précédemment, le Canada et plus particulièrement Vancouver est la destination à choisir si vous êtes “drogué” aux activités sportives.

Voyagez-vous dans d’autres pays voisins ?

Nous habitons proche de l’aéroport et nous bénéficions de prix réduits pour voyager de part le métier de mon mari. Ainsi nous visitons nos voisins américains très fréquemment. Il nous arrive également d’opter pour un week-end prolongé en voiture du côté de la magnifique ville de Seattle.

Sophie qui fait du canoe à Vancouver
Les canadiens sont de grands sportifs

Globalement trouvez-vous le niveau de vie plus ou moins cher qu’en France ?

Un peu plus élevé qu’en France sans aucun doute. Mais avec le temps les bons plans s’échangent entre les expats et on arrive à faire de bonnes affaires, tant sur l’alimentaire que sur les loisirs.

Avez-vous une anecdote concernant votre quotidien d’expatriée ?

Connaissez-vous le terme BYOB ?
Explication : Quand vous êtes invité à une soirée entre amis, il est assez fréquent qu’on vous dise : BYOB.
Traduction : Bring your own booze.  Il n’y a pas vraiment de règle, mais plus la soirée aura tendance à accueillir du monde et plus chacun des convives ne consommera que ce qu’il a apporté. Ne soyez donc pas surpris qu’on vous fournisse ,dès votre arrivée, des autocollants pour identifier vos bouteilles avec notre nom ! Vous êtes prévenu.

// VOS RACINES

Illustration d'un coq aux couleurs de la FranceVous est-il déjà arrivé d’avoir “le mal du pays” ?

Oui, les premiers mois, le temps de prendre mes marques.

Avez-vous conservé des contacts avec la France et à quelle fréquence y retournez-vous ?

Je suis en contacte permanent avec l’hexagone de part mon activité professionnelle et tout aussi régulièrement avec l’ensemble des membres de ma famille.

Malgré la distance, vous sentez-vous toujours concernée par la politique en France ?

Absolument. Je reste connecté à l’information via les réseaux sociaux.

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’hexagone ?

Ma famille bien entendu, et mes amis.

// CONCLUSION

Avez-vous d’autres projets d’expatriation ?

Aucun pour le moment. Le Canada me plait toujours autant.

Si vous deviez choisir un tout dernier conseil pour les futurs expatriés français, lequel serait-il ?

La clé pour s’intégrer dans un nouveau pays consiste à connaître sa culture puis à l’assimiler. Je souhaite une bonne expatriation à tous !

En apprendre plus sur la ville de Vancouver

Découvrez Vancouver en vidéo grâce à ce court reportage proposé par le voyagiste Expedia (en anglais). Prisée pour les tournages de films, elle est entourée de montagnes, et accueille une scène artistique, théâtrale et musicale très vivante. Laissez-vous séduire.

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