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Interview Expat : Roxane à Sydney (Australie)

Interview Expat : Roxane à Sydney (Australie)

Photo de Roxane à Sydney (Australie) avec l'Opera House en fond.
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Originaire d’Annecy, Roxane a toujours rêvé de vivre à l’étranger et a également toujours su que l’expatriation ferait partie de sa vie

Passionnée de voyages, c’est suite à un road trip en Thaïlande, effectué en compagnie de son fiancé Antoine, que la décision de s’installer en Australie a été prise. En 2014, dès son arrivée à Sydney, Roxanne est tout de suite tombée amoureuse de cette magnifique ville.

Soleil, qualité de vie et opportunités professionnelles, ce cocktail gagnant a bien évidement conforté le jeune couple de français dans leur choix, et ils ne le regrettent pas une seule seconde. Est-ce que cela étonne quelqu’un ? Rencontre.

// PRESENTATION

  • Prénom : Roxane
  • Age : 30 ans
  • Situation familiale : En couple
  • Profession : Digital Marketing Specialist
  • Pays et Ville d’origine : France > Annecy
  • Pays et ville d’accueil : Australie > Sydney
  • Nombre d’années en expatriation : 4 ans

// AVANT VOTRE EXPATRIATION

Portrait de Roxane, expatriée à Sydney (Australie)Qu’est-ce qui vous a décidé à choisir l’Australie comme pays d’expatriation ?

J’ai toujours rêvé de vivre à l’étranger. Pendant mon adolescence, je passais tous mes étés aux USA et j’ai toujours su que l’expatriation ferait partie de ma vie à un moment donné. Antoine (mon compagnon) et moi avons pris la décision de nous installer en Australie lors d’un road trip en Thaïlande – après un voyage si riche en émotion, nous ne pouvions pas imaginer retourner à notre quotidien.

Nous avons choisi l’Australie pour sa qualité de vie, les opportunités professionnelles et bien sur le soleil. Nous parlions tous les deux anglais avant notre départ, partir dans un pays anglophone semblait plus facile pour commencer cette aventure et le Canada ne m’attirait pas (trop froid).

Trouver un sponsor avec un Working Holiday Visa a été plus difficile que ce que l’on pensait

Il semble qu’il soit désormais plus compliqué de s’expatrier dans ce pays. Est-ce que cela a été votre cas ?

L’Australie a changé les lois en matière d’immigration. Il est difficile d’obtenir la résidence permanente si sa profession n’est pas sur la “short list”. Antoine est ingénieur, son métier nous donne accès à ce visa permanent mais pour beaucoup de Français la route s’arrête au bout de 2 ans.

La route a été longue pour nous, mais nous avons déposé notre dossier de résidence permanente en février dernier et nous travaillons tous les deux dans le secteur d’activité qui nous intéresse. Trouver un sponsor avec un Working Holiday Visa (PVT) a été plus difficile que ce que l’on pensait. Rester sur son canapé et envoyer des e-mails ne fonctionne pas. Nous avons contacté directement des dizaines d’entreprises par téléphone ou LinkedIn avant d’en trouver chacun une qui accepte de nous donner une chance.

Carte de l'Australie avec un point rouge au niveau de Sydney
L’Australie, sixième plus grand État du monde

Quel est l’objet indispensable qu’il ne faut surtout pas oublier de mettre dans sa valise ?

Une bonne dose de motivation, ses économies car la vie ici est chère et beaucoup de crème solaire.

Qu’elle a été la durée totale de la préparation de ce projet ?

Je vais être honnête, nous n’avons pas beaucoup préparé notre expatriation. Entre le moment de la prise de décision et notre départ, il ne s’est écoulé que 4 mois (et nous travaillions tous les deux à plein temps).

La principale crainte des expatriés c’est souvent la langue – Quel était votre niveau ?

Antoine était complètement bilingue et j’avais plutôt un bon niveau – j’étais en charge de l’organisation de voyages de presse avec des médias étrangers.

// VOTRE EXPATRIATION ET INTEGRATION

Illustration Australie avec un kangourouTrouver et louer un appartement à Sydney, cela se passe comme en France ?

La concurrence est rude, un peu comme à Paris. Mais nous avons toujours trouvé à nous loger. En revanche, les loyers sont hors de prix. Beaucoup de travailleurs saisonniers partagent des chambres et ils payent $200/$250 la semaine par personne pour une collocation où ils sont au minimum 2 par chambre. Pour un F1 à Saint Peters, on payait $520 par semaine, c’est un budget.

Nous avions une motivation à toute épreuve et ça a payé.

Votre intégration a-t-elle été rapide ?

Non, on a plutôt “galéré” au début. Il nous a fallu un an avant de pouvoir vraiment se dire qu’on tenait quelque chose. J’ai fait des petits boulots pas toujours marrant (j’ai bossé de nuit pendant 4 mois dans un service clientèle pour des casinos en ligne) mais nous avions une motivation à toute épreuve et ça a payé. J’ai eu du mal a trouver un boulot dans la communication car on me disait que je n’avais pas le niveau d’un anglais natif et que cela poserait un problème pour exercer mon métier. Mais j’ai prouvé a ces gens qu’ils avaient tort, que j’étais douée et volontaire et je bosse dans le digital marketing depuis 3 ans.

J’adore ce que je fais (j’étais attachée de presse dans le milieu du vin avant cela et je suis titulaire d’un Bachelor en marketing et communication). Une fois que quelqu’un t’a donné ta chance, et que tu as une expérience professionnelle australienne dans ton secteur d’activité, ce n’est heureusement plus un problème.

Le networking, c’est la clef du succès !

Un conseil pour rencontrer des locaux et se lier d’amitié avec eux ?

J’en reviens encore au networking, mais c’est la clef du succès. Acceptez les opportunités qui s’offrent a vous, et soyez sociables et positifs !

Travailler au quotidien avec des australiens, est-ce très différent ?

Oui et non, ça dépend beaucoup de l’entreprise. Les australiens sortent beaucoup entre collègues après le boulot pour prendre un verre. Lors des afterwork sessions au pub, tout le monde se retrouvent – du stagiaire au patron. Cela permet ainsi de développer des liens.

Paysage urbain de la ville de Sydney (Australie)

La chose qui vous aimez le plus de votre pays d’expatriation ?

Le mode de vie est tellement plus relax ici, j’adore ! Aller le weekend à la plage est génial, je me sens instantanément en vacances.

Pour réussir son intégration, quel est le meilleur conseil que vous puissiez donner aux nouveaux expatriés ?

Ne jamais se décourager et networker à fond. Les australiens aiment les gens qui en veulent. Être soi-même car vous pouvez décrocher un job si l’employeur aime votre personnalité et vos passions.

Avez-vous l’intention de demander la citoyenneté australienne ?

Nous l’espérons. Nous attendons notre résidence permanente et après nous ferons des projets à long terme.

// VOTRE QUOTIDIEN D’EXPATRIEE

Verre de vinLa question que tout le monde se pose, est-ce que l’on mange bien en Australie ?

Il n’y a pas vraiment de cuisine australienne à proprement parler (les restaurants de poissons sont fantastiques – Blackwater Bay en tête). En revanche Sydney est riche en restaurants, et l’offre culinaire est fantastique (brunch, restaurants italiens, libanais, vietnamiens, coréens, français).  On trouve de nombreux restaurants végétariens et végans. Je recommande Warren and Holt in Marrickville. Pour une soirée en amoureux (vin/fromage), mon go-to est Handpicked Wines urban cellar door.

Avez-vous repéré des petits commerces français ?

Oui, il y a des restaurants français et j’arrive même à trouver du saucisson au marché du Carriage Works. Chaque année en juillet se tient le Bastille Festival, une ode à la France et aux produits français  🙂

Parlez-nous de l’offre culturelle et des loisirs proches de chez vous.

L’offre culturelle est plus limitée à Sydney qu’à Melbourne. En revanche, Sydney a plein de petits festivals de quartier où les gens se retrouvent, c’est super sympa. Quelques musées valent le coup et je conseille le Belvoir Theatre pour la qualité de ses pièces de théâtre.

Antoine, fiancé de Roxane

Consulter un professionnel de santé, un généraliste par exemple, est-ce long pour obtenir un RDV ?

Les soins médicaux coûtent cher, mais nous avons une assurance santé pour expats. L’Australie a un système de santé similaire à la sécurité sociale française, mais seuls les australiens et les résidents permanents peuvent en bénéficier.

Votre source principale d’information pour suivre l’actualité de Sydney et sa région ?

Je ne regarde pas la télévision australienne donc en général la version en ligne du Sydney Morning Herald. Je travaille dans le secteur du vin alors Wine Australia est ma référence ainsi que la version australienne de Gourmet Traveller.

Vous arrive-t-il de voyager dans d’autres pays voisins ?

Nous avons surtout voyagé en Australie. Dès que nous le pouvons, nous partons pour une nouvelle destination Australienne. Nous revenons d’un weekend à Brisbane et nous prévoyons un road trip dans le nord du NSW pour cet été. Le Japon est sur notre “bucket list” mais ce n’est pas pour tout de suite.

Quel est le quartier de Sydney que vous préférez ?

Il y en a plusieurs. J’adore Newtown, j’y ai vécu 3 ans. C’est difficile à décrire, mais il y a une “cool vibe” que je ne retrouve pas ailleurs. Et c’est le premier quartier que j’ai découvert en arrivant sur Sydney

Comment circulez-vous en ville ?

Je prends les transports en commun, je déteste conduire!

// VOS RACINES

Le drapeau de la France sur fond de ciel bleuVivre à plus de 20h de vols de France, psychologiquement est-ce compliqué à gérer ?

Bien sûr, c’est difficile. Heureusement, nous sommes deux dans cette aventure et nous venons de la même ville, ça aide. Mais notre entourage nous manque. Nous “skypons”, nous envoyons des messages, nous essayons de profiter à 200% des moments avec nos proches quand nous rentrons en France.

A quelle fréquence retournez-vous en France ?

Nous essayons de rentrer tous les 18 mois. Le voyage coûte cher et nous n’avons que 4 semaines de vacances par an.

Magnifique paysage marin australien

Qu’est-ce qui vous manque le plus de l’hexagone ?

La famille, les amis et la nourriture.

J’ai un accent français à couper au couteau, c’est dingue !

Vous sentez-vous toujours Française et pourquoi ?

Oui et j’ai un accent français à couper au couteau, c’est dingue ! Les gens savent que je suis française après la première phrase !

// CONCLUSION

Globe terrestre avec un avionAvez-vous d’autres projets d’expatriation ?

Si notre dossier de résidence permanente est accepté (fingers crossed), nous resterons en Australie. Nous adorons notre vie ici et je ne me vois pas retourner en Europe.

Et si cette expatriation était à refaire ?

La réponse est oui, mille fois oui! J’ai grandi grâce à cette nouvelle vie. J’ai également énormément appris sur moi et sur mon couple. Casser ma routine a été difficile, il y a eu des hauts et des bas mais ça vaut vraiment le coup. Je vis ma vie a 100% et je ne regrette rien.

Pour terminer notre interview, les 3 mots qui résument le mieux votre aventure en Australie ?

  • Persévérance
  • Bonheur
  • Ensoleillée (les couchers de soleil sont dingues)

Un grand merci Royane pour cette interview !


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