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5 enclaves d’Amérique du Nord où la culture française prospère

5 enclaves d'Amérique du Nord où la culture française prospère

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La France et le français ont une longue histoire avec le Canada et les Etats-Unis. Découvrez dans cet article, 5 lieux célèbres où la culture française continue de prospérer au fil du temps.

Introduction

Il n’est pas un Etat américain, une province canadienne, où une entreprise française ne s’est pas implantée. Du simple commerce de quartier à la multi-nationale, la communauté francophone est très présente outre-Atlantique, participant ainsi activement au rayonnement de sa magnifique culture. Alors oui, trouver un peu de France en Amérique du Nord est tout à fait possible.

On a souvent tendance à l’oublier, mais l’Amérique du Nord n’a pas toujours été anglo-saxonne. Ce fut même, avec l’Inde, l’emplacement du premier Empire colonial français. Avec une histoire complexe, profonde et parfois tragique, il subsiste de cette époque le Québec bien sûr, noyé dans un océan anglo-saxon, ainsi que des noms de famille et des noms de villes le long du Saint-Laurent et du Mississippi, qui résonnent de façon familière dans nos oreilles, entretenant la nostalgie d’une époque révolue.

Vue panoramique de la ville de Montréal (Canada)1 – Montréal (Québec – Canada)

Installée par des commerçants de fourrures français, puis sous le giron Britannique par la suite, Montréal est devenue une ville bilingue avec une double identité. Et même si aujourd’hui une myriade d’autres langues sont parlées grâce à une population immigrée florissante, elle reste la deuxième plus grande ville francophone du monde après Paris. Vous entendrez “bonjour !” et “ça va ?” dans tous les arrondissements, mais les quartiers les plus solidement français se trouvent à l’est du boulevard Saint-Laurent – la frontière de fait qui le sépare du côté ouest largement anglophone.

Lors de votre visite de Montréal, prenez le temps de boire un bon café à l’une des terrasses qui bordent la rue Saint-Denis dans le quartier latin. Dirigez-vous ensuite vers le Plateau Mont-Royal pour découvrir le célèbre bistro parisien L’Express, où tout, du bar de zinc au quartier exigu en passant par le confit de canard, suscitera chez vous des flashbacks de Montmartre en France. Effet garanti.

Vue panoramique de la ville de Québec (Canada)2 – Ville de Québec (Québec – Canada)

Fondée par l’explorateur français Samuel de Champlain il y a plus de 400 ans, la ville de Québec, comme Montréal, est tombée aux mains de la couronne britannique un siècle et demi plus tard. Cependant, sa culture gauloise est restée fermement intacte. Aujourd’hui, près de 95% des résidents sont de langue maternelle française. Les magnifiques toits à pignon, les rues sinueuses et les remparts de la ville évoquent une atmosphère du vieux monde.

Saviez-vous que le Vieux-Québec est la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord ?

Si le patrimoine français du Québec vous intéresse, direction le Musée de la civilisation dont l’offre culturelle, par sa diversité, son abondance et sa qualité, a marqué l’imaginaire des Québécois et celui des nombreux visiteurs du monde entier.

Au coin de la rue, le confortable Bistro Le Saint-Malo  vous propose une authentique cuisine française dans une atmosphère charmante et romantique. Avec ses murs en briques apparentes et son feu de cheminée rugissant, ce restaurant français sert le genre de plats rustiques que l’on trouve dans la campagne française, comme le cassoulet et le boudin noir. Un pur régal.

Immeuble à la Nouvelle Orleans (USA)3 – Nouvelle-Orléans (Louisiane – USA)

Réclamée par la France comme faisant partie du territoire de la Louisiane en 1682, La Nouvelle-Orléans est sortie d’un marais au détour du Mississippi, pour devenir une ville portuaire stratégique.

Nommée d’après le régent de France, Philippe, duc d’Orléans, la ville d’origine s’est développée autour de ce qui est maintenant connu sous le nom de Jackson Square. Après l’achat de la Louisiane en 1803, un mélange de nationalités a envahi la ville, créant le melting-pot unique à la française et au créole qu’est le Big Easy aujourd’hui. Néanmoins, des vestiges de son héritage français sont partout.

Déguster des beignets et boire du café au lait au vénérable Café du Monde dans le quartier français, est aussi de rigueur pour les touristes que de ramener à la maison des perles de Mardi Gras.

Les amateurs d’histoire qui ne peuvent pas se rendre au Louvre pour voir l’une des célèbres baignoires en marbre de Napoléon Bonaparte – il aurait signé l’achat de la Louisiane alors qu’il était dans la baignoire – peuvent réserver la suite 730 à l’hôtel Le Pavillon, centenaire, près du quartier français, pour plonger dans celle qui aurait appartenu à Napoléon (il y en a trois au total).

A quelques pas sur l’avenue de l’Esplanade, la maison Degas, chambre d’hôtes et ancienne demeure de l’artiste Edgar Degas, accueille des soirées “Bottles and Brushes” (bouteilles et pinceaux), où les artistes amateurs peuvent boire du vin, peindre et s’imprégner de l’atmosphère dans l’atelier du Maître impressionniste français.

Dans un clin d’œil aux racines gauloises de la Nouvelle-Orléans, l’homme d’État français Charles de Gaulle a donné à la ville une statue de Jeanne d’Arc, une réplique exacte de celle qui se trouve à Orléans, qui préside aujourd’hui le marché français et est célébrée chaque année avec un parade (6 janvier).

Territoire Saint-Pierre et Miquelon4 – Saint-Pierre et Miquelon (Territoire français)

Vestige des exploits de la France au Canada, ces îles rocheuses à quelque 15 milles (24 km) au large de Terre-Neuve, ont été cédées à la république en 1816 en vertu du deuxième traité de Paris après une lutte d’un siècle avec l’Angleterre. Les colons désireux de travailler dans la riche pêche à la morue des îles venaient de l’Acadie, de la Bretagne et de la Normandie en France et du Pays basque, qui comprend des parties de l’Espagne et de la France. Un autre boom est survenu pendant la prohibition, lorsque la contrebande de spiritueux aux États-Unis a enrichi certains insulaires.

Aujourd’hui, l’archipel, une “collectivité territoriale” de la France, conserve une grande partie du caractère de sa mère patrie. Ainsi, la plupart des commerçants ferment leur boutique à midi pour déjeuner avec leur famille à la maison. Comme en Métropole, baguettes et croissants font partie intégrante du quotidien des habitants. Enfin, l’euro est la monnaie officielle, bien que de nombreuses entreprises acceptent les dollars canadiens et américains.

Etrangement, vous trouverez plus d’animation sur l’île Saint-Pierre, la plus petite et la plus peuplée. Avec ses maisons colorées en planches, ses rues étroites et ses cafés classiques, c’est un peu le “Groenland-rencontre-la Normandie”.

Pour une pause collation, rejoignez les locaux aux Délices de Joséphine, un petit hôtel et son café/bistro chic situé en plein centre ville de Saint-Pierre. Commandez un thé Mariage Frères et craquez pour une pâtisserie digne de celles de Paris. Ce café à l’atmosphère intime est ouvert toute la journée, ce qui en fait une destination incontournable à l’heure du midi, alors que la plupart des autres endroits sont fermés.

Depuis 2015, les commerces francophones d’Amérique du Nord sont référencés gratuitement dans l’Annuaire Pro French Radar

Drapeau Cadien en Louisiane (Etats-Unis)5 – Pays cajun (Louisiane – Etats-Unis)

Expulsés par les Britanniques pendant la guerre française et indienne (1754-1763) de ce qui sont maintenant les provinces maritimes canadiennes et le nord du Maine, de nombreux Acadiens se sont installés dans le sud de la Louisiane, engendrant une riche culture et leur propre dialecte, le français cajun, encore assez bien vivant aujourd’hui.

Dans certaines poches, comme la petite ville d’Arnaudville, le français y règne fièrement :  panneaux de signalisation, émissions de radio, publicités politiques et même comme langue unique de certains habitants.

Au Vermilionville Living History Museum and Folklife Park de la paroisse de Lafayette, une réplique d’un village acadien dépeint la vie vers 1765-1890. Pour un avant-goût moderne de la vie cajun, les restaurants emblématiques de Lafayette, Randol’s et Prejean’s, accueillent de la musique cajun et se spécialisent dans les plats locaux tels que l’étouffée d’écrevisses.

Contrairement au spectacle scintillant de la Nouvelle-Orléans, Mardi Gras au pays cajun (12 février) a peu changé depuis ses débuts. Les fêtards à cheval s’habillent de costumes faits de sacs de farine ou de toile de jute, et se promènent de maison en maison pour ramasser des ingrédients – y compris des poulets vivants – pour un pot commun de gombo.

Conclusion

Alors, prêt pour une petite dose de France de l’autre côté de l’Atlantique ? Vous verrez, l’accueil en français y est formidable !

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